• Katia Garcié

Comprendre ses émotions

Mis à jour : il y a 3 jours




"Ce qui m'arrive est à cause de Paul, parce qu'il n'a pas fait ce qu'il fallait. Ce n'était pas non plus le bon moment. Les circonstances étaient défavorables,..."


Cela vous est déjà arrivé de reporter la faute sur "l'autre", la conjoncture, le temps qui n'était pas le bon, et tout un tas d'autres bonnes raisons ?




Et si tout simplement vous vous préoccupiez de ce qu'il se passe en vous, de vos émotions ? Car vous avez toute la matière pour mettre en œuvre vos acquis, vos ressources et ainsi être tout simplement dans une dynamique de réussite...



L'émotion une expérience de vie !


Il n'y a pas de vie sans émotion : elle est un bien trop précieux pour être confiée à nos seules pensées ! C'est pourtant ce que nous faisons en l'évaluant comme positive ou négative, ou comme un problème auquel nous devrions apporter une solution.


L'émotion est une expérience vivifiante !


Comment se manifeste l'émotion ?


Tout commence par une perception.


Nous recevons des informations venues de l'extérieur grâce à nos cinq sens. Nous en recevons d'autres, venues de l'intérieur de nous même. Nos perceptions se font directement dans notre cerveau à l'étage reptilien (ressenti d'un déséquilibre et réaction pour retrouver cet état d'équilibre) de manière automatique et la plupart du temps, elles échappent à notre conscience.

Cette perception est extrêmement rapide. Elle est réelle : quelque chose a été perçu, entendu, senti, etc... et interprétée : le sens que nous lui donnons dépend de nos expériences vécues et donc mémorisées.

La même perception ne sera donc pas interprétée de façon identique par deux personnes différentes. Dans ce flot permanent de perceptions, certaines déclenchent l'émotion.



Une perception qui est suivie d'une sensation.


En fonction du sens donné à la perception, une multitude de sensations peut être ressentie : elle va des plus éprouvantes en terme de déséquilibre et de douleur aux plus satisfaisantes, joyeuses et plaisantes.

C'est un processus automatique, nous ne pouvons pas décider d'éprouver.

Ces sensations peuvent être évaluées par la pensée (bien qu'à l'origine elles ne passent pas par la pensée) et devenir ainsi des ressentis ou des ressentiments.



Une sensation éprouvante déclenche l'action.


Fuir, lutter ou se replier sur soi, s'impose comme une évidence au corps avant même d'avoir conscience de quoi que ce soit. Ce n'est qu'ensuite que nous pourrons mettre des mots, du sens sur ce qui se passe en nous.



L'action nourrit un besoin.


Pour être, tout simplement, nous fuyons, luttons ou nous replions...

Le mouvement émotionnel est comme une danse à quatre pas : perception, sensation, action, besoin. Nous ne pouvons y échapper et elle nous sauve la vie à chaque instant.

Une danse copilotée : sa première mesure étant reptilienne, biologique, instantanée et corporelle, suivie d'une seconde, cognitive et mentale.


les deux temps des émotions :


1) - Biologique et rapide :


"Paul dans mon bureau!", dit son supérieur.

Le ton sec qui claque. A peine son manager a t'il fini de prononcer son prénom que Paul s'est redressé, raide tel un sphinx, le regard immobile...

Dans cette situation précise les trois premiers pas de danse se sont mis en action sans même qu'il en est conscience. Son corps a réagit instantanément avant même qu'il prenne conscience de la brutalité de l'ordre et du malaise éprouvé.


2) - Intellectuel, psychologique et lent :


Dans le cas de Paul, son adaptation automatique qui est devenue la raideur devient un espoir et un idéal : être toujours solide, être quelqu'un que rien ne peut venir ébranler. Il se veut être un roc et toujours avoir le dessus et contrôler les situations. Cela exprime un désir d'intégrité, un désir d'exister.


Or dans cette habitude de réagir avec une certaine raideur, Paul est, la plupart du temps, sur le qui-vive. Cette habitude entretient l'anxiété, les ressentiments et la fatigue psychique avec le lot de peur qui vont avec : peur d'être faible, peur de perdre, peur de rater, peur de ne pas être à la hauteur, peur d'être contraint, etc...


Notre regard est inévitablement déterminé par l'anxiété, entretenue elle-même par nos habitudes mentales et comportementales, elles-même fondées par un désir d'exister.


C'est par l'intermédiaire de notre corps que l'émotion nous met en relation avec notre entourage. Puis l'émotion se trouve relayée par l'évaluation qu'en font nos connaissances et notre expérience conservées en mémoire. Cette diffusion de l'émotion sur un modèle mémorisé alimente le psychisme, au risque d'entretenir sur le long terme nos systèmes défensifs : c'est le stress.



Apprendre à connaitre ses émotions




Nous pouvons simplement nous fier aux ressentis de l'expérience vivante de chaque instant de notre quotidien, à l'information sensorielle qui nous donne à éprouver notre réalité corporelle sur le moment présent.




La sophrologie, de par ses exercices de mise en mouvement du corps (relaxations dynamiques) vous permet d'être tout simplement à l'écoute de vos ressentis, sans interprétations, dans l'instant présent.


A force de pratiquer cette méthode, vous apprendrez à vous mettre à l'écoute de votre vérité intérieur avant même qu'elle n'ait traversé le prisme de votre mental.

Avec la sophrologie vous aller pouvoir vous approcher de l'émotion plutôt que de la fuir. Vous apprendrez à contacter ce qu'il advient à l'intérieur de vous.

Quelles que soient vos expériences passées, porter votre attention à ce qui est présent en vous ressort de votre seule responsabilité.


Vous aller ainsi pouvoir :


- distinguer ce que vous percevez de ce que vous éprouvez,


- porter votre attention sur des faits précis qui, en écho à des expériences personnelles et passées, vous déstabilisent, sans vous laisser aller aux jugements qui leur sont associés,


- prendre conscience de vos réactions sur vous et sur les autres,


- occuper votre espace intérieur : vous laisser simplement éprouver par les sensations déclenchées en vous par une situation donnée et entrer en rapport avec cette réalité humaine,


- nourrir le lien à l'autre : résonner aux propos de l'autre en prenant conscience que chacun est responsable de son propos. Quand l'émotion est là : utiliser la résonance plutôt que le raisonnement dans vos relations.



Si vous souhaitez découvrir ce panel de possibilités avec la sophrologie, vous pouvez prendre RDV pour une séance au cabinet de Louviers (27400) ou pour une séance à distance en visio, ici.








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Katia Garcié

Sophrologue

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