• Katia Garcié

Ralentir les ruminations

Mis à jour : oct. 12

Comment faire pour se débarrasser de ces ruminations mentales qui vous épuisent ?

Vos pensées s'invitent dans votre cerveau, s'imposent, s'accumulent, elles tournent en boucle sans que vous ne puissiez rien y faire.


Vous avez beau essayer de les chasser, c'est peine perdue !

Vous avez l'impression que vous ne tiendrez pas longtemps avant que votre tête n'implose !

Le plus difficile ce sont les questions qui reviennent sans cesse. Elles arrivent en nuée et bourdonnent comme des mouches...


Pourquoi ? Comment ? Qu'est-ce que ? Quand ? Pour quoi ? Par qui ? Où ? etc...


Les soucis s'accumulent dans vos pensées. Le souci précédent n'est pas encore sorti de votre cerveau que le suivant fait déjà son entrée...


La nuit, le jour : le moulin mentale ne s'arrête jamais, au contraire, maintenant la nuit il mouline de plus belle. On dirait que l'obscurité lui donne de la puissance et de l'ardeur.


Vous vous sentez dans un cercle vicieux qui continue 24 heures sur 24.


Comment limiter ces ruminations mentales ?


Le fonctionnement de la pensée :


Le cerveau fonctionne en associant les idées : il relie une information ou un évènement présent à un évènement vécu passé, aussi bien qu'à une projection future. Il a besoin de donner un sens à chaque chose en y portant un jugement de valeur : c'est bon ou mauvais, c'est bien ou c'est mal, j'y crois ou je n'y crois pas,...

L'inconscient, lui, absorbe toutes les informations sans distinction : il ne fait pas la différence entre le bien et le mal, le réel ou l'imaginaire, la vérité ou le mensonge.


Lorsque l'inconscient entend :"n'aies pas peur, cela ne va pas faire mal" : il retient "peur" et "mal" et suggère que cela va se réaliser. Le cerveau traitant en premier l'information principale puis en second la négation.

En effet, l'inconscient ne comprend pas le négatif qui est alors assimilé comme une contre suggestion : "ne pensez surtout pas à la voiture rouge", "ne fumez pas", "ne paniquez pas"; forcément vous allez penser à la voiture rouge, vous allez paniquez et vous allez fumer !


Apprendre à identifier vos idées parasites :


Voici un petit exercice pour vous aider à identifier une pensée parasite :


Chaque fois que vous avez l'impression qu'une idée négative et anxiogène s'invite dans votre tête, commencez par l'identifier en vous posant les bonnes questions :


- cette pensée repose t'elle sur une projection mentale ou un acte réel ?

- quel ressenti physique provoque t'elle en moi ?

- quel est son impact sur mon mental ?

- ces réactions physiques et mentales sont elles appropriées ?

- comment pourrai-je changer l'automatisme que j'ai mis en place et quel serait

l'avantage à mettre en place ce changement ?


Vous pouvez ensuite visualiser cette pensée, essayer mentalement de la placer à gauche de votre tête (pour la placer ainsi dans votre passé) et poursuivre le mouvement mental pour la placer derrière votre tête jusqu'à la voir disparaître avec sa négativité et ainsi lui retirer toute influence.


La puissance des croyances positives comme négatives :


Nos pensées restent ancrées dans notre cerveau surtout lorsqu'elles ont pris racine dans notre expérience et que nous nous les sommes appropriées.

Une pensée ancrée devient alors une croyance et risque de nous influencer tout au long de notre vie de façon inconsciente.


La chanson sur laquelle nous avons eu notre premier flirt entendue 20 ans plus tard à la radio, réactivera instantanément l'émotion du premier instant.

Une humiliation provoquée avant l'âge de 7 ans par un instituteur devant les autres élèves à l'école, pourra ancrer la peur de parler en public pour toute une vie.

Ces ancrages deviennent, par la répétition, des croyances. Et quand nous croyons à quelque chose, nous pouvons le rendre réel.


Un ancrage négatif déclenche des idées négatives, que nous entretenons par nos réflexions et expressions négatives, vis-à-vis de nous comme des autres.


Selon le même procédé, un ancrage positif déclenche des idées positives : c'est la fameuse Madeleine de Proust.


Se libérer de ces ancrages limitants


Si les ancrages sont, pour la plupart inconscients et que, par conséquent, nous les subissons, ils sont en revanche un outil de choix en sophrologie pour effectuer un travail sur les croyances limitantes.

Ainsi l'ancrage, est un déclencheur qui va permettre de passer d'un état à un autre instantanément avec peu d'entraînement.


Un ancrage peut être provoqué de manière consciente en utilisant nos cinq sens :


- Visuel : tout ce que nous voyons

- Auditif : tout ce que nous entendons

- Kinésiologique : tout ce que nous ressentons (toucher et sensations internes)

- Olfactif : tout ce que nous sentons

- Gustatif : tout ce que nous goûtons

Il s'agit de l'acronyme VAKOG, technique dites des canaux sensoriels, dont vous avez, peut-être, déjà entendu parler.


Il est important , comme vu précédemment, d'identifier au moins un des éléments déclencheurs de votre gêne, pour remplacer cet ancrage négatif par un autre émotionnellement positif.

Il suffira ensuite de le réactiver en cas de besoin pour retrouver instantanément les émotions positives que vous aurez ancrées dans votre cerveau.


Cette pratique très efficace est utilisée en sophrologie et permet de chasser rapidement les pensées limitantes et anxiogènes pour se concentrer de nouveau sur des pensées positives.


Un des exercices pratiqué en sophrologie consiste à se remémorer une activité ou un moment très agréable dans un état de conscience absolue. Tout en continuant à vivre les sensations sensorielles positives liées à cet évènement, vous inspirez profondément en serrant le pouce et l'index d'une main. Une fois que vous avez bien intégré toutes les sensations agréables de cette situation vous pouvez desserrez vos doigts et expirez profondément.


Bien entendu, cet exercice doit être reproduit tous les jours pendant au moins 3 semaines pour l'automatiser et l'ancrer dans votre cerveau et je me tiens à votre disposition pour vous le faire pratiquer.


Rapidement, il vous suffira de reproduire l'exercice chaque fois que vous en ressentirez le besoin pour retrouver un état de confiance sans vous posez de question et ainsi, c'est un des exercices qui va vous aider à réduire votre moulin mental.


Nous sommes responsables de nos pensées limitantes


Nous sommes bien responsables de nos pensées parasites, de ces idées négatives qui semblent advenir sans que nous le voulions.

Rassurez-vous, la bonne nouvelle c'est que puisque vous avez vous-même créer ces pensées, vous avez tout en vous pour les faire disparaître et reprendre le contrôle de votre mental.


Transformer les phrases entendues pendant l'enfance en vous servant de vos forces et de la positivité qu'ils déclenchent en vous :


"sois fort" : être imaginatif pour trouver des solutions et résistant à la pression,

"fais des efforts" : être patient et persévérant et prêt à aider les autres,

"dépêches-toi" : en étant imaginatif et créatif, on peut honorer des délais courts,...


Toutes ces phrases qui sont ancrées en vous depuis l'enfance et que vous avez le pouvoir de transformer en positif avec quelques exercices d'évocations mentales, comme pratiqués en sophrologie.


En pratiquant régulièrement des exercices de sophrologie, vous allez apprendre, petit à petit à vous débarrassez de ses pensées qui tournent en boucle dans votre tête.


Vous allez vous approprier les techniques de sophrologie qui deviendront une habitude dans votre quotidien et vous permettront ainsi de ralentir considérablement ce "moulin mental" et de vous en libérer.



















Katia Garcié

Sophrologue

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